Le français au collège

Nulla die sine linea

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Se relire

La relecture est un outil très efficace contre les fautes d’orthographe. C’est aussi une étape de la rédaction.

Beaucoup d’entre nous font des fautes parce qu’ils ne se relisent pas, ou pas de façon efficace.

Comment apprendre à se relire.

  • avoir le désir de le faire, de se relire
  • être conscient qu’il reste des erreurs
  • être conscient qu’une relecture peut améliorer l’orthographe d’un texte
  • savoir relire méthodiquement

Quel type de lecture ?

Une relecture-vérification ne tient pas compte du sens du texte, et à la fin d’une relecture, un correcteur n’est pas capable de restituer le contenu sémantique du texte. Par contre, il est  indispensable de comprendre le fonctionnement du texte :  distinguer les classes grammaticales et les groupes fonctionnels, évaluer le nombre pour les accords.

Il s’agit d’un type de lecture très différent des lectures enseignées aux élèves, comme la lecture à voix haute et la lecture silencieuse.

Le professeur doit donc organiser son apprentissage sur deux axes :

parmi les étapes de la rédaction, la phase de relecture est primordiale, elle doit être obligatoire comme les autres. Parmi ces étapes, chacune pouvant être travaillées séparément, on pourrait citer :

  • lecture du sujet
  • compréhension du sujet
  • reformulation du sujet
  • recherche au brouillon
  • plan au brouillon
  • recherche de vocabulaire
  • rédaction au brouillon
  • ajouts et retraits, réorganisation au brouillon
  • écriture au propre
  • relecture

Cette dernière étape est abandonnée ou mal effectuée pour plusieurs raisons :

  • manque de temps
  • lassitude
  • méconnaissance de l’importance de cette étape
  • relecture non-orthographique : pour se faire plaisir, mais sans analyser

Comment se relire ?

Les rédacteurs très compétents peuvent balayer une seule fois un texte pour le rectifier. Les relecteurs débutants ne peuvent trouver qu’un type de faute à la fois. Il convient donc de séquencer l’objectif de la relecture en lui donnant à chaque fois des objectifs simples. Par exemple : “je relis à la recherche des fautes de pluriel”, ou plus précis encore : “je relis à la recherche de fautes de s au pluriel”, ou plus précis encore : “je relis à la recherche des s au pluriel des adjectifs”. Ainsi décomposé, la méthode de relecture peut facilement se coupler avec une progression orthographique classique. Pour chaque point d’orthographe étudié, on peut proposer à l’élève des textes fautifs où un type d’erreur est à relever.

Une progression dans les relectures

on peut penser d’abord pour chaque point d’orthographe étudié, à des relectures de textes plus ou moins long, par exemple,

  • une phrase ou la règle n’est pas appliquée, et  où il faut trouver le mot fautif
  • un texte court de cinq phrases ou deux sont fautives (les non-fautes sont les cas où la règle étudiée est correctement appliquée)
  • un texte moyen ou il y a deux fautes et trois non-fautes
  • un texte long où il y a trois fautes pour cinq non-fautes

Etat du travail en cours : les exercices en ligne fautomot

Ils sont à cette adresse pour l’instant. Je les ai mis au point il y a longtemps, lorsque je travaillais avec Brigitte Niquet au CUEEP de Lille, pour ce qui est des textes, puis j’ai mis au point les exercices en ligne avec un code html assez simple.

Par exemple pour le point d’orthographe des homophones se/ce :

il y a une leçon, puis un texte d’exercice où l’on doit cliquer sur deux fautes.

Un compteur pour chaque exercice indique à l’élève ses bons clics et le nombre total de clics, ce qui permet de voir si il a cliqué au hasard sur tout le texte ou si il a réussi l’exercice avec des clics pertinents.

Ce qui reste à faire :

  • Pour chaque point d’orthographe, il faut les quatre types de textes de difficulté progressive indiqués ci-dessus.
  • Le compteur doit garder en mémoire pour chaque utilisateur (qui s’inscrit) les exercices faits, les taux de réussite, le temps passé, la date de travail.
  • Le programme doit posséder une interface de création d’exercice ergonomique avec les champs suivants : niveau de difficulté du texte, nombre de faute du texte, nombre de non-fautes, textes de réponse pour chaque clic sur une faute ou une non faute, règle correspondant au point d’exercice.
  • La progression doit aussi comporter des exercices mélangeant plusieurs points d’orthographe dans le même texte.

Comment faire ?

Je suppose que les nouveaux types de code comme ajax peuvent constituer une bonne solution. La solution précédente fonctionnait en javascript, les fautes étaient des liens (de même couleur que le texte) avec un attribut onclick =”fenêtre d’alarme”, le message d’erreur ou de bonne réponse étant dans la fenêtre d’alarme. Gros défaut, l’adresse du lien apparaît en bas de fenêtre sous FF, donc c’est un indice de faute ou de non-faute. Avec ajax, il est possible de déplier des DIV sans rechargement de la page, donc c’est certainement une bonne solution. D’autre part, dans la version ancienne chaque page est différente, alors qu’il serait plus pratique ne fabriquer qu’une page qui saurait

  • lire le lien antécédent
  • en déduire l’ID de l’exercice
  • extraire de la base de donnée les données de cet exercice : type d’exercice, texte, fautes et non fautes, règle
  • afficher les données
  • mémoriser les événements souris dans le compte de l’usager en cours

Y’a qu’à !

Posted décembre 14th, 2008.

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