Le français au collège

Nulla die sine linea

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Sonnet de Rimbaud

Petit jeu sur les rimes : pouvez-vous retrouver les rimes manquantes ? pas évident lorsqu’on ne connait pas le poème…

Le dormeur du val

C’est un trou de verdure où chante une …………….,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne ……………..,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson ……………..,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière ………………………

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a …………………………

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté ……………………………….

Rimbaud A. (1854-1891)

Posted décembre 14th, 2008.

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A Allais

S’initier à la conjugaison en rigolant, c’est possible, et même possible pour l’imparfait du subjonctif… grâce à A. Allais, et à sa Complainte amoureuse !

Complainte amoureuse

Oui dès l’instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l’amour qu’en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que vous me plussiez
Qu’ingénument je vous le dise
Qu’avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu’enfin je m’opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez

Allais A.(1854-1905)

Posted décembre 14th, 2008.

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Poésie 5°

Dans le cadre de l’étude de la forme fixe qu’est le sonnet : deux poèmes célèbres. On verra dans le premier les figures de l’opposition et la forme du sonnet, et dans le second la métaphore filée de la femme-fleur…

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j’endure ;
Mon bien s’en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.

Louise LABé (1524-1566)

Mignonne, allons voir si la rose

A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

Ronsard (1524-1585)

Le document word : sonnet

Posted décembre 14th, 2008.

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Brassens

Etude de trois texte de Georges Brassens :

Georges Brassens
JEANNE

Chez Jeanne, la Jeanne,
Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu,
On pourrait l’appeler l’auberge de Bon Dieu
S’il n’en existait déjà une,
La dernière où l’on peut entrer
Sans frapper, sans montrer patte blanche…

Chez Jeanne, la Jeanne,
On est n’importe qui, on vient n’importe quand,
Et, comme par miracle, par enchantement,
On fait partie de la famille,
Dans son coeur, en se poussant un peu,
Reste encore une petite place…

La Jeanne, la Jeanne,
Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie,
Mais le peu qu’on y trouve assouvit pour la vie,
Par la façon qu’elle le donne,
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d’eau…

La Jeanne, la Jeanne,
On la paie quand on peut des prix mirobolants:
Un baiser sur son front ou sur ses cheveux blancs,
Un semblant d’accord de guitare,
L’adresse d’un chat échaudé
Ou d’un chien tout crotté comme pourboire…

La Jeanne, la Jeanne,
Dans ses roses et ses choux n’a pas trouvé d’enfant,
Qu’on aime et qu’on défend contre les quatre vents,
Et qu’on accroche à son corsage,
Et qu’on arrose avec son lait…
D’autres qu’elle en seraient toutes chagrines…

Mais Jeanne, la Jeanne,
Ne s’en soucie pas plus que de colin-tampon,
Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon!
Quand elle est mère universelle,
Quand tous les enfants de la terre,
De la mer et du ciel sont à elle… Continue Reading…

Posted décembre 14th, 2008.

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Impératif

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Posted décembre 14th, 2008.

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Poésie 5° - Baudelaire

L’albatros, le célèbre poème de Baudelaire :

albatros-exp

Pour étudier particulièrement les comparaisons et métaphores, le Serpent qui danse, du même Baudelaire : le-serpent-qui-danse

La liste des questions posées aux élèves pendant la séance :le-serpent-qui-danse-exp

Posted décembre 12th, 2008.

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